Les analystes de Citi Research avertissent que le choc énergétique mondial, déclenché par les conflits géopolitiques et les contraintes d'approvisionnement, continue d'exercer une pression significative sur l'économie mondiale malgré les récents développements de cessez-le-feu dans certaines régions. Leur analyse indique que l'Europe et certaines parties de l'Asie restent les plus vulnérables à la persistance des prix énergétiques élevés et à la volatilité de l'offre.
Ce choc persistant est principalement dû aux changements structurels dans les flux commerciaux de l'énergie, aux limitations continues des infrastructures et à la constitution de stocks stratégiques par les nations. Ces facteurs ont créé une nouvelle base de coûts énergétiques plus élevée qui devrait perdurer, affectant tout, des factures des ménages à la production industrielle.
Selon Citi, les secteurs industriel et manufacturier, en particulier les industries à forte intensité énergétique comme la chimie, la métallurgie et les engrais en Europe, sont les plus exposés aux risques liés à la hausse des coûts. À l'inverse, l'analyse pointe vers des bénéficiaires potentiels, notamment le secteur des énergies renouvelables, qui voit ses investissements s'accélérer, et les régions disposant d'abondantes ressources nationales en combustibles fossiles, comme l'Amérique du Nord et le Moyen-Orient.
Le rapport de la banque souligne que si un cessez-le-feu peut réduire les primes de risque géopolitique immédiates, les tensions sous-jacentes du marché et les défis logistiques maintiendront la sécurité énergétique au premier plan des politiques économiques. Les consommateurs du monde entier doivent s'attendre à une pression continue sur les dépenses liées à l'énergie.