L'organe suprême de lutte contre la corruption en Chine, la Commission centrale de contrôle disciplinaire (CCDI), a publié de nouvelles directives d'intégrité spécifiquement destinées aux dirigeants des entreprises publiques. Ces règles, détaillées dans un document publié début 2026, visent à renforcer la discipline et à prévenir la corruption au sein du vaste secteur public du pays.
Les directives interdisent explicitement aux dirigeants d'entreprises publiques d'utiliser leur pouvoir pour rechercher des avantages pour eux-mêmes, leur famille ou d'autres personnes spécifiques. Elles interdisent également le transfert d'actifs publics à d'autres à des prix anormalement bas et bannissent la création de « petites caisses » ou la distribution illégale de primes.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une campagne anticorruption plus large et continue, caractéristique de la politique chinoise depuis plus d'une décennie. Les nouvelles règles représentent un effort ciblé pour traiter les risques dans les secteurs économiques clés contrôlés par l'État, où la mauvaise gestion et la corruption ont déjà été identifiées comme des problèmes majeurs.
Les analystes considèrent que le renforcement de la réglementation est une tentative d'améliorer la gouvernance et l'efficacité opérationnelle des entreprises publiques, qui jouent un rôle dominant dans l'économie chinoise. Les directives renforcent les cadres juridiques existants et signalent un focus politique continu sur l'éradication de la corruption parmi les élites économiques.