La Chine a déposé une protestation diplomatique formelle auprès de la Nouvelle-Zélande concernant ce qu'elle décrit comme du « harcèlement répété » de la part de la Royal New Zealand Air Force (RNZAF) près de son espace aérien. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a déclaré le 17 avril 2026 qu'un avion de patrouille maritime P-8A Poseidon avait mené des activités que la Chine considère comme provocatrices et menaçant sa sécurité nationale.
La Force de défense néo-zélandaise (NZDF) a fermement démenti ces allégations. Dans un communiqué, la NZDF a confirmé qu'un avion P-8A du No. 5 Squadron effectuait une opération de surveillance maritime de routine dans l'espace aérien international, conformément au droit international. La NZDF a déclaré que ce vol s'inscrivait dans le cadre de sa contribution à la sécurité et à la stabilité régionales et n'était pas dirigé contre la Chine.
Cet incident met en lumière les tensions persistantes en Asie-Pacifique concernant les activités militaires et la liberté de navigation. La Nouvelle-Zélande, membre de l'alliance du renseignement des Five Eyes, a récemment renforcé ses capacités de patrouille maritime avec sa nouvelle flotte de P-8A. Les analystes notent que ces patrouilles, bien que routinières pour les nations alliées, sont fréquemment critiquées par Pékin lorsqu'elles ont lieu près de zones qu'elle considère comme sensibles.