L'obésité infantile est un facteur de risque connu de maladies cardiométaboliques plus tard dans la vie, mais une seule mesure de l'indice de masse corporelle (IMC) peut ne pas rendre compte de la nature dynamique de la croissance. Un nombre croissant de recherches suggère que le moment d'une prise de poids rapide et la durée d'un excès de poids dans la petite enfance pourraient être aussi importants que la valeur absolue de l'IMC.
Des études ont montré que les enfants qui connaissent une prise de poids rapide pendant la petite enfance sont plus susceptibles de développer une obésité et des problèmes métaboliques associés tels que la résistance à l'insuline et l'hypertension artérielle. Cependant, les trajectoires exactes et leur impact à long terme sont encore à l'étude.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, l'obésité infantile est l'un des défis de santé publique les plus graves du 21e siècle. La prévalence du surpoids et de l'obésité chez les enfants et adolescents âgés de 5 à 19 ans est passée de 4 % en 1975 à plus de 18 % en 2016. Si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre d'enfants et d'adolescents obèses pourrait atteindre 250 millions d'ici 2030.
Bien que l'article source mette en évidence la valeur prédictive des trajectoires d'IMC, il est important de noter que ces résultats sont basés sur des études observationnelles et que d'autres recherches sont nécessaires pour établir une causalité. Néanmoins, les preuves soulignent l'importance de surveiller les schémas de croissance dans la petite enfance et de mettre en œuvre des interventions précoces pour prévenir les problèmes de santé ultérieurs.