Ceuta, l'une des deux villes autonomes espagnoles sur la côte nord-africaine, est depuis longtemps un point chaud migratoire et de friction diplomatique entre l'Espagne et le Maroc. La frontière, marquée par de hautes clôtures et la mer Méditerranée, n'est pas seulement une barrière physique mais un outil stratégique dans les relations bilatérales.
Ces dernières années, des tentatives de traversée massive ont eu lieu, coïncidant souvent avec des crises diplomatiques. Par exemple, en mai 2021, des milliers de migrants et de Marocains sont entrés à Ceuta lors d'un différend diplomatique sur le Sahara occidental, submergeant les autorités locales. Plus récemment, en 2025, une autre vague de traversées a été signalée alors que le Maroc manifestait son mécontentement sur certaines questions.
Le gouvernement espagnol a répondu en renforçant la sécurité frontalière et en cherchant la coopération de l'UE, tandis que les organisations de défense des droits humains ont critiqué le traitement des migrants, y compris les retours sommaires. La situation reste un équilibre délicat entre les préoccupations sécuritaires et les obligations humanitaires.
En août 2026, la situation à la frontière est tendue mais stable, sans incident majeur signalé ces dernières semaines. Cependant, les dynamiques de pouvoir sous-jacentes continuent de façonner les relations entre Madrid et Rabat, faisant de Ceuta un baromètre de leurs liens diplomatiques.