Le 11 août 2026, le président de l'enclave espagnole de Ceuta, Juan Vivas, a proposé la construction d'un centre de rétention pouvant accueillir jusqu'à 11 000 migrants avant leur expulsion. L'annonce a été faite lors d'une conférence de presse à Ceuta, où Vivas a justifié cette mesure par la nécessité de gérer l'augmentation des arrivées irrégulières et d'assurer des expulsions ordonnées.
Cette proposition a immédiatement suscité des critiques de la part d'organisations de défense des droits humains, notamment Amnesty International et la Commission espagnole d'aide aux réfugiés (CEAR), qui estiment que la détention de masse viole le droit international et les droits des demandeurs d'asile. Elles soulignent que de nombreux migrants fuient des conflits ou des persécutions et devraient avoir accès à des procédures d'asile équitables.
Le gouvernement central espagnol n'a pas encore réagi, mais des experts juridiques notent que la construction d'une telle installation nécessiterait des financements importants et des modifications législatives, car la loi actuelle sur l'immigration privilégie l'évaluation individuelle plutôt que la détention de masse. L'Union européenne suit également la situation, car Ceuta et Melilla sont des frontières extérieures de l'espace Schengen.
Ceuta a connu des pics périodiques d'arrivées de migrants, entraînant souvent une surpopulation dans les installations existantes. Cependant, la capacité proposée de 11 000 personnes serait sans précédent, car le centre d'accueil temporaire actuel ne peut accueillir que quelques centaines de personnes. Le plan n'en est qu'à ses débuts et nécessiterait l'approbation du Parlement espagnol.