Le gouvernement espagnol a annoncé son intention de confiner les migrants dans l'enclave de Ceuta avant leur expulsion, selon une proposition qui a suscité des critiques de la part des organisations de défense des droits humains. La mesure vise à rationaliser les procédures d'expulsion des migrants en situation irrégulière arrivant dans ce territoire nord-africain.
Selon le plan, les migrants seraient détenus dans un centre de rétention pendant que leurs dossiers sont traités, dans le but d'accélérer les retours vers leurs pays d'origine. Le ministère espagnol de l'Intérieur n'a pas encore fourni de calendrier pour la mise en œuvre, mais les responsables affirment que cette mesure est nécessaire pour gérer la pression migratoire.
Les organisations de défense des droits humains ont exprimé leurs inquiétudes, estimant qu'un tel confinement pourrait conduire à une détention prolongée sans garanties juridiques adéquates. Elles exhortent l'Espagne à veiller à ce que toute mesure respecte le droit international et les droits des migrants.
Cette proposition intervient dans un contexte de débats en cours en Espagne sur la politique migratoire, en particulier à Ceuta et Melilla, qui ont connu des afflux périodiques. Le gouvernement espagnol n'a pas publié de statistiques officielles pour 2026, mais les années précédentes ont vu des milliers de tentatives de franchissement de la frontière.