Fin juillet 2026, une traversée massive à l'enclave espagnole de Ceuta a vu environ 72 000 migrants entrer sur le territoire, la plupart étant rapidement renvoyés au Maroc. Cependant, environ 500 mineurs non accompagnés restent en Espagne, ce qui est devenu un point de discorde au sein de l'Union européenne.
La décision de l'Espagne de garder ces mineurs sur son sol, plutôt que de les transférer à d'autres États membres de l'UE, a soulevé des questions sur la solidarité et les politiques migratoires du bloc. Les responsables de l'UE ont exprimé leur inquiétude quant à la pression sur les ressources de Ceuta et aux obligations légales en vertu des lois européennes sur l'asile et la protection de l'enfance.
La situation fait écho à une crise similaire en 2021, lorsque des milliers de migrants, y compris des mineurs, ont traversé à Ceuta. Dans ce cas, l'Espagne et le Maroc ont conclu des accords pour gérer les retours, mais le cas actuel a mis en évidence des désaccords persistants entre les membres de l'UE sur qui devrait assumer la responsabilité des mineurs non accompagnés.
En août 2026, l'UE a appelé à une réponse coordonnée, mais aucun plan concret n'a été annoncé. Les mineurs sont actuellement hébergés dans des installations temporaires à Ceuta, en attendant des décisions sur leurs demandes d'asile ou une éventuelle relocalisation.