Fin juillet 2026, un nombre record de migrants—72 000—ont pénétré dans l'enclave espagnole de Ceuta en quelques jours, selon les autorités espagnoles. La plupart ont été rapidement renvoyés au Maroc, le ministère de l'Intérieur espagnol faisant état de 70 000 retours.
Parmi ceux qui restent figurent des mineurs non accompagnés, certains âgés de seulement 10 ans. Des ONG sur le terrain ont exprimé de vives inquiétudes quant au risque élevé de maltraitance et d'exploitation pour ces enfants. "La plupart n'ont même pas 14 ans", a déclaré un porte-parole d'une association locale, soulignant la vulnérabilité du groupe.
La situation a attiré l'attention internationale, des organisations de défense des droits humains exhortant l'Espagne et le Maroc à garantir la protection des enfants migrants. Le gouvernement espagnol a déclaré qu'il travaillait à identifier et héberger les mineurs, mais les ONG estiment que des mesures plus complètes sont nécessaires pour prévenir la traite et les abus.
Cette crise souligne les défis persistants de la migration dans la région, Ceuta et Melilla restant des points chauds pour les traversées irrégulières. L'ONU a appelé à une réponse coordonnée pour sauvegarder les droits de tous les migrants, en particulier des enfants.