Le 11 août 2026, le président de l'enclave espagnole de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a proposé une mesure visant à restreindre la liberté de mouvement des migrants en attente d'expulsion. Dans une déclaration rapportée par les médias locaux, Vivas a déclaré que leur liberté serait limitée pour gérer la pression migratoire actuelle et garantir la sécurité sur le territoire.
Cette proposition intervient alors que les arrivées à Ceuta ont augmenté, mettant à rude épreuve les ressources locales. Vivas a souligné la nécessité d'un cadre juridique permettant aux autorités de confiner les migrants dans des centres d'accueil jusqu'à ce que leur expulsion soit traitée, une mesure qu'il juge nécessaire pour maintenir l'ordre public.
Des organisations de défense des droits humains ont critiqué ce projet, avertissant qu'il pourrait conduire à une détention arbitraire et violer les lois internationales sur l'asile. Le gouvernement espagnol n'a pas encore commenté cette proposition, mais elle devrait faire l'objet d'un examen juridique.
Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique du Nord, sont depuis longtemps des points chauds de l'immigration vers l'Europe. Le gouvernement espagnol a déjà été critiqué pour sa gestion des arrivées de migrants, notamment des expulsions sommaires et des refoulements.