Malgré la croissance économique robuste du Maroc et le ralentissement de l'inflation, la Bourse de Casablanca peine à transformer ces améliorations macroéconomiques en dynamique haussière durable. À la mi-2026, l'indice MASI affiche une performance modérée, les investisseurs adoptant une attitude prudente face à la volatilité des marchés mondiaux et aux incertitudes politiques internes.
Selon les dernières données de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), les volumes de transactions sont restés faibles et les flux d'investissements étrangers ont ralenti. Les analystes attribuent cette situation aux inquiétudes concernant l'impact de la sécheresse sur la production agricole et au rythme des réformes structurelles.
Dans sa note de stratégie de juillet, BMCE Capital a souligné que l'économie devrait croître d'environ 3,5 % en 2026, mais que la valorisation boursière reste tendue dans certains secteurs, notamment l'immobilier et la construction. La note recommande une approche sélective, privilégiant les industries orientées vers l'exportation et les banques aux fondamentaux solides.
Malgré la prudence, certains secteurs ont surperformé, notamment la technologie et les télécommunications, portés par les initiatives de transformation numérique. Le rendement du dividende du marché reste attractif par rapport aux pairs régionaux, offrant un certain soutien aux valorisations.
À l'avenir, les investisseurs surveillent de près la politique budgétaire du gouvernement et la prochaine saison agricole, qui pourraient influencer le sentiment du marché au second semestre 2026.