La réduction d'impôt sur les gains en capital (CGT) en Australie, introduite en 1999 par le gouvernement Howard, visait à encourager l'investissement à long terme dans les actions et autres actifs productifs, favorisant une nation d'actionnaires. Cependant, au fil du temps, cette politique a été de plus en plus utilisée par les spéculateurs immobiliers, contribuant aux problèmes d'accessibilité au logement.
Selon le Trésor australien, la réduction CGT permet aux particuliers et aux fiducies de réduire leurs gains en capital de 50 % si l'actif est détenu pendant au moins 12 mois. Cette disposition était destinée à stimuler l'investissement dans les entreprises et les actions, mais les données de l'Office australien des impôts montrent que les propriétés locatives représentent désormais une part importante des demandes de réduction CGT.
Pour l'année fiscale 2022-2023, les dernières données disponibles, plus de 1,2 million de contribuables ont demandé la réduction CGT, les propriétés locatives représentant environ 60 % du total des gains en capital déclarés. Ce changement a conduit des économistes et des défenseurs du logement à réclamer une réforme, arguant que la réduction gonfle les prix de l'immobilier et réduit l'accessibilité au logement.
Le gouvernement travailliste actuel, dirigé par le trésorier Jim Chalmers, a indiqué des modifications potentielles de la réduction CGT dans le prochain budget fédéral, prévu le 12 mai 2026. Cependant, aucun détail spécifique n'a été confirmé, et toute réforme nécessiterait une approbation législative.
Les critiques soutiennent que l'intention originale de la politique a été déformée, tandis que les partisans maintiennent que la réduction encourage l'investissement et la croissance économique. Le débat se poursuit alors que l'Australie est confrontée à une crise du logement et cherche à équilibrer les incitations fiscales avec l'équité sociale.