La Confédération africaine de football (CAF) est au cœur d'une polémique suite à l'annonce d'un partenariat d'un milliard de dollars avec la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Cet accord, signé fin 2025, a suscité des critiques de la part d'autres associations membres et d'experts en gouvernance, qui remettent en question sa transparence et les risques de conflits d'intérêts.
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a défendu l'accord, affirmant qu'il financera des projets d'infrastructure et de développement à travers le continent. Cependant, les détracteurs soutiennent que l'accord centralise excessivement le pouvoir commercial et footballistique avec le Maroc, pays co-organisateur de la Coupe du Monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal. La FRMF, dirigée par Fouzi Lekjaa, est un contributeur financier majeur de la CAF.
Des rapports des médias sportifs africains font état d'un mécontentement croissant parmi les autres fédérations nationales, qui se sentent marginalisées par cet arrangement. La controverse met en lumière les défis de gouvernance persistants au sein de la CAF, qui a connu des scandales de corruption par le passé. Motsepe, élu en 2021 sur une plateforme de réforme, est désormais sous pression pour fournir plus de détails sur la distribution et la gestion équitable des fonds.