La Bulgarie continue de subir le déclin démographique le plus sévère de l'Union européenne, une crise principalement alimentée par un taux de mortalité élevé et une faible natalité persistante. Selon les données 2024 d'Eurostat, la Bulgarie affichait le taux de mortalité brut le plus élevé de l'UE avec 18,4 décès pour 1 000 personnes, bien au-dessus de la moyenne européenne de 11,0.
Le changement naturel de la population reste profondément négatif. En 2023, on a enregistré environ 46 500 naissances vivantes en Bulgarie contre près de 88 000 décès, soit une diminution naturelle de plus de 41 000 personnes. Cette tendance, où les décès dépassent largement les naissances, persiste depuis des décennies, contribuant à un rapide vieillissement et à une contraction de la population.
Les experts démographiques citent plusieurs facteurs interdépendants pour expliquer la forte mortalité, notamment une structure de population vieillissante, des taux élevés de maladies cardiovasculaires et une importante émigration des citoyens en âge de travailler. La vague d'émigration, particulièrement après l'adhésion du pays à l'UE en 2007, a aggravé le problème en réduisant le nombre de parents potentiels et en déséquilibrant davantage la pyramide des âges.
Le gouvernement a mis en œuvre certaines politiques, comme des incitations financières à la natalité, mais celles-ci ont eu un impact limité pour inverser la tendance de long terme. Ce déclin démographique soutenu pose de sérieux défis pour la croissance économique, la soutenabilité du système de retraite et le marché du travail bulgares.