Une nouvelle étude publiée dans Nature Communications le 13 août 2026 révèle qu'une protéine cérébrale appelée CD44 joue un rôle clé dans la régulation de la consommation de graisses et de l'obésité. Des chercheurs de l'Université de Californie à Irvine ont découvert que des souris dépourvues du gène CD44 dans le cerveau montraient une forte préférence pour les aliments riches en graisses et devenaient obèses même avec un régime normal.
L'étude, dirigée par le Dr Robert Mahley, a montré que la CD44 agit normalement comme un frein sur la consommation de graisses. Lorsque la protéine est absente ou altérée, le système de récompense du cerveau devient hypersensible aux graisses alimentaires, entraînant une suralimentation et une prise de poids. Les résultats ont été confirmés par une série d'expériences impliquant des souris génétiquement modifiées et des tests comportementaux.
Cette découverte pourrait conduire à de nouveaux traitements contre l'obésité en ciblant la CD44 ou ses voies de signalisation. Les chercheurs notent que bien que l'étude ait été menée sur des souris, la même protéine existe chez l'homme, offrant une piste prometteuse pour le développement futur de médicaments. Cependant, ils préviennent que des recherches supplémentaires sont nécessaires avant des applications cliniques.
L'étude s'ajoute à un nombre croissant de preuves reliant les mécanismes cérébraux aux choix alimentaires et à l'obésité, qui touche plus de 650 millions d'adultes dans le monde selon l'Organisation mondiale de la santé.