Une nouvelle étude publiée dans le New Zealand Medical Journal révèle que les jeunes Néo-Zélandais atteints d'un cancer colorectal subissent des retards de diagnostic importants, attendant souvent plusieurs mois avant d'obtenir une confirmation. La recherche, décrite comme la plus grande étude nationale du genre, met en lumière des erreurs de diagnostic fréquentes et un manque d'information et de soutien pour les patients.
L'étude, menée par des chercheurs de l'Université d'Otago, a interrogé 402 patients âgés de moins de 50 ans diagnostiqués avec un cancer colorectal entre 2017 et 2022. Elle a révélé que le délai médian entre le premier symptôme et le diagnostic était de 162 jours, certains patients attendant plus d'un an. Beaucoup ont été initialement diagnostiqués à tort avec des affections telles que les hémorroïdes ou le syndrome du côlon irritable.
Le Dr Susan Parry, co-auteur de l'étude, a déclaré que les patients plus jeunes ne correspondent souvent pas au profil typique du cancer colorectal, ce qui entraîne des retards. L'étude a également révélé que les patients déclaraient souvent se sentir rejetés par les professionnels de santé et manquer d'accès à des services de soutien adaptés.
Bowel Cancer New Zealand a appelé à une sensibilisation accrue du public et des prestataires de soins de santé concernant l'incidence croissante du cancer colorectal chez les jeunes adultes. L'organisation souligne la nécessité de directives plus claires pour les médecins généralistes afin de considérer le cancer colorectal chez les patients plus jeunes présentant des symptômes tels que des saignements rectaux, des douleurs abdominales et des changements dans les habitudes intestinales.