Le 3 août 2026, le président du parti libéral belge MR, Georges-Louis Bouchez, a appelé à une suspension partielle de l'Espagne de l'espace Schengen, après une forte augmentation des arrivées de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta. Dans une déclaration rapportée par les médias belges, Bouchez a déclaré que la gestion de la crise frontalière par l'Espagne mettait toute l'Europe en danger.
Bouchez a spécifiquement proposé que l'Espagne soit temporairement exclue des dispositions de libre circulation de l'espace Schengen, arguant que la situation à Ceuta démontre un échec à sécuriser les frontières extérieures de l'UE. Il a suggéré qu'une telle mesure forcerait l'Espagne à assumer une plus grande responsabilité en matière de contrôle des frontières.
Cet appel intervient alors que des rapports font état de centaines de migrants traversant vers Ceuta depuis le Maroc ces derniers jours, submergeant les installations d'accueil locales. Les autorités espagnoles n'ont pas encore répondu à la proposition de Bouchez, et les responsables de l'UE n'ont pas commenté la faisabilité d'une telle suspension.
Selon les règles de Schengen, un État membre ne peut être suspendu que dans des circonstances exceptionnelles, et aucun précédent n'existe pour suspendre un pays en raison de pressions migratoires à ses frontières extérieures. Des experts juridiques notent qu'une telle mesure nécessiterait l'approbation unanime des autres États membres.