L'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé que le premier Premier ministre indien, Jawaharlal Nehru, avait déclaré à la reine Elizabeth II lors d'une rencontre en 1956 que « l'Inde sera toujours du côté de la Russie ». Cette remarque, qui aurait été faite lors d'une conversation privée, a été révélée dans les mémoires de Johnson, selon plusieurs rapports de presse.
Les affirmations de Johnson ont suscité le scepticisme chez les historiens et les diplomates. Les experts notent que Nehru était un leader fondateur du Mouvement des non-alignés, qui cherchait à éviter l'alignement avec les États-Unis ou l'Union soviétique pendant la guerre froide. Bien que l'Inde ait eu des liens étroits avec l'Union soviétique, notamment un traité d'amitié en 1971, qualifier la position de Nehru de pro-russe simplifie à l'excès sa politique étrangère.
La rencontre de 1956 a eu lieu lors d'une visite d'État de Nehru à Londres, mais aucun enregistrement officiel d'une telle déclaration n'existe. Les historiens soulignent que les déclarations publiques et les politiques de Nehru mettaient l'accent sur le non-alignement et l'indépendance dans les affaires étrangères. Cette affirmation a été largement discutée dans les médias indiens et britanniques, beaucoup remettant en question son exactitude.
En août 2026, aucune preuve d'archives n'a été produite pour étayer l'affirmation de Johnson. La controverse met en lumière le débat en cours sur les récits historiques et la fiabilité des mémoires politiques.