Bank Al-Maghrib (BAM) a mis en lumière les risques économiques importants posés par l'escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Lors d'une récente allocution, le gouverneur Abdellatif Jouahri a indiqué que le principal canal de transmission de cette crise vers l'économie marocaine passe par la volatilité des prix internationaux du pétrole. Cette volatilité impacte directement l'inflation et la balance commerciale du pays.
Jouahri a souligné que le conflit crée une équation complexe pour la politique monétaire, compliquant les efforts de maîtrise de l'inflation tout en soutenant la croissance économique. L'incertitude rend les prévisions macroéconomiques exceptionnellement difficiles, obligeant la banque à préparer divers scénarios. Les propos du gouverneur ont été tenus lors de la présentation du rapport trimestriel de la BAM au roi Mohammed VI, soulignant l'importance nationale du sujet.
L'analyse de la banque centrale pointe des pressions potentielles sur les finances publiques marocaines, car des coûts d'importation d'énergie plus élevés pourraient creuser les déficits budgétaire et courant. Si des prévisions spécifiques n'ont pas été fournies dans les rapports vérifiés, le message global est celui d'une vigilance accrue. Bank Al-Maghrib suit la situation de près pour adapter ses politiques en réponse aux chocs externes provenant du conflit régional.