Les propriétaires d'entreprises et les résidents d'Aruba expriment de vives inquiétudes concernant la prolifération des services de location de trottinettes électriques non réglementés sur l'île. Ce problème, qui s'est développé ces dernières années, porte sur les risques pour la sécurité, l'absence d'assurance et le manque de contrôle gouvernemental clair pour ces activités de location.
Selon des rapports locaux et des déclarations gouvernementales, de nombreuses entreprises de location fonctionnent sans les licences commerciales requises ni les permis appropriés du Département des Travaux Publics. Cette croissance non réglementée a entraîné des plaintes concernant le stationnement anarchique des trottinettes sur les trottoirs et devant les commerces, obstruant l'accès des piétons et créant des risques de chute. L'Association hôtelière et touristique d'Aruba (AHATA) a déjà souligné des préoccupations similaires concernant la sécurité des touristes et l'esthétique de l'île.
Le gouvernement arubais a reconnu le problème. En réponse à la pression croissante, le ministère des Transports, de l'Intégrité, de la Nature et des Affaires des Personnes Âgées a déclaré qu'il travaillait à l'élaboration d'un cadre réglementaire complet pour les dispositifs de micro-mobilité, y compris les trottinettes électriques. Les règlements proposés devraient traiter des exigences de licence pour les entreprises de location, de l'assurance obligatoire, des zones de stationnement désignées et des règles de sécurité pour les utilisateurs, y compris le port du casque et les restrictions d'âge.
Jusqu'à ce qu'une nouvelle législation soit formellement promulguée et appliquée, le conflit entre les entreprises établies et le marché florissant de la location de trottinettes électriques devrait se poursuivre. Cette situation met en lumière les défis auxquels de nombreuses destinations touristiques sont confrontées pour concilier innovation, nouveaux services de mobilité, sécurité publique et gestion urbaine ordonnée.