Les forces armées congolaises et plusieurs groupes armés entravent l'aide humanitaire et empêchent les civils de fuir les conflits dans les hauts plateaux de la province du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié le 14 avril 2026. L'organisation a documenté des incidents où des soldats de l'armée congolaise (FARDC) et des combattants de factions armées, dont la coalition Twirwaneho, ont mis en place des points de contrôle illégaux, exigé des paiements et confisqué des biens à des convois humanitaires et à des civils tentant d'échapper à la violence.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a à plusieurs reprises averti que les contraintes d'accès entravaient gravement la réponse dans le Sud-Kivu, où plus de 1,7 million de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays. Ces blocages interviennent dans le contexte d'une offensive majeure du groupe rebelle M23, soutenu par l'armée rwandaise selon des experts de l'ONU, plus au nord dans la province du Nord-Kivu, ce qui a intensifié la crise humanitaire régionale et déplacé des centaines de milliers de personnes.
Human Rights Watch a appelé le gouvernement congolais à enquêter et à traduire en justice les membres de ses forces de sécurité impliqués dans ces abus. Elle a également exhorté tous les groupes armés à cesser immédiatement d'entraver les mouvements civils et les opérations humanitaires, ce qui constitue une violation du droit international humanitaire. Le gouvernement congolais n'a pas encore émis de réponse formelle aux dernières allégations.