Mussa Dankwah, directeur exécutif de la firme de sondages Global InfoAnalytics, a publiquement exhorté le président John Dramani Mahama à poursuivre des réformes constitutionnelles pour séparer les fonctions de Procureur général des pouvoirs de poursuite. Dankwah affirme que ce changement est essentiel pour une lutte sérieuse contre la corruption au Ghana.
Ses commentaires, rapportés par les médias ghanéens dont MyJoyOnline et Citinewsroom en avril 2026, mettent en lumière un débat de longue date sur le conflit d'intérêts perçu lorsque le Procureur général, un nommé politique, sert également de procureur en chef du gouvernement. Les partisans estiment qu'un procureur indépendant serait moins susceptible d'ingérence politique.
L'appel à la réforme n'est pas nouveau. Des propositions similaires sont discutées depuis des années, les critiques arguant que la structure actuelle peut entraver la poursuite impartiale des affaires de corruption, notamment celles impliquant des responsables gouvernementaux. Aucune indication de l'administration du président Mahama ne laisse présager un mouvement imminent pour mettre en œuvre un tel changement constitutionnel.
La déclaration de Dankwah s'ajoute au discours public en cours sur l'intégrité institutionnelle au Ghana. L'efficacité des organismes anti-corruption existants comme le Bureau du Procureur spécial, établi en 2017, reste un sujet de débat national.