Amnesty International a averti que la Coupe du Monde FIFA 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, risque de devenir une "scène de répression" en raison des plans de sécurité et de police. Le rapport de l'organisation de défense des droits humains, intitulé « Jouer la sécurité ? Risques pour les droits humains et la Coupe du Monde 2026 », a été publié le 24 mars 2026.
Le rapport soulève des inquiétudes concernant l'utilisation potentielle abusive de technologies de surveillance, la criminalisation des manifestations et les pratiques policières discriminatoires, ciblant particulièrement les communautés racisées, les migrants et les personnes sans-abri. Il cite des événements passés comme le sommet du G20 de 2010 à Toronto et la Coupe du Monde 2022 au Qatar comme exemples de violations des droits lors de grands rassemblements internationaux.
Amnesty appelle la FIFA et les villes hôtes à mettre en œuvre des politiques de droits humains, à garantir la liberté d'expression et de réunion, et à éviter de déployer des outils de surveillance intrusifs. La FIFA a déclaré qu'elle était engagée en faveur des droits humains, mais elle est sous pression pour garantir l'application locale de ses politiques.