Le journaliste marocain Ali Lmrabet, critique virulent du gouvernement, a été condamné à cinq ans de prison pour insultes envers des fonctionnaires et diffusion de fausses informations, selon des rapports d'organisations de défense des droits de l'homme. Le verdict a été rendu le 15 juillet 2026, quelques jours avant son audience prévue, suscitant des inquiétudes quant au respect des procédures.
L'affaire a attiré l'attention internationale, notamment en raison de son timing avec la visite prochaine du Premier ministre français à Rabat et la publication d'une nouvelle enquête sur le scandale du logiciel espion Pegasus. Lmrabet avait déjà été ciblé par Pegasus, comme révélé par Amnesty International et Forbidden Stories en 2021.
L'avocat de Lmrabet a déclaré que la défense n'a pas eu le temps de se préparer adéquatement et que le verdict semble avoir été prédéterminé. La famille et les partisans du journaliste ont appelé à sa libération immédiate, citant des violations de la liberté de la presse.
Au 18 juillet 2026, aucune déclaration officielle n'a été émise par le gouvernement marocain concernant l'affaire. Le gouvernement français n'a pas commenté, mais des groupes de défense des droits de l'homme exhortent à une intervention internationale.