Un nombre croissant de recherches met en lumière une nouvelle préoccupation numérique : l'addiction aux chatbots IA. Une étude de 2025 publiée dans la revue Addictive Behaviors a interrogé plus de 1 000 utilisateurs fréquents et a constaté qu'environ 5 à 10 % présentaient des symptômes compatibles avec une addiction comportementale, notamment le craving, la perte de contrôle et des conséquences négatives dans la vie quotidienne.
L'étude, dirigée par des chercheurs de l'Université de Cambridge, a identifié des facteurs de risque clés tels que la solitude, l'anxiété sociale et l'utilisation des chatbots pour des jeux de rôle romantiques ou un soutien émotionnel. Les participants ont déclaré passer en moyenne 3 à 4 heures par jour à interagir avec des compagnons IA, certains dépassant les 10 heures.
Les experts soulignent que l'utilisation des chatbots n'est pas toujours nocive, mais que la gratification instantanée et la nature non jugeante de l'IA peuvent favoriser une dépendance malsaine. L'Organisation mondiale de la santé n'a pas encore classé l'addiction aux chatbots IA comme un trouble, mais les chercheurs appellent à des études supplémentaires et à d'éventuelles directives.
Les entreprises technologiques commencent à réagir. Début 2026, OpenAI a introduit des rappels d'utilisation et des limites de temps pour ChatGPT, tandis que d'autres plateformes comme Replika ont ajouté des fonctionnalités pour encourager les pauses. Cependant, les critiques estiment que des mesures de protection plus robustes sont nécessaires, en particulier pour les utilisateurs vulnérables.