Plusieurs pays africains se tournent vers les réacteurs modulaires de petite taille (SMR) pour résoudre les pénuries chroniques d'électricité et soutenir leur développement industriel. Des nations comme l'Égypte, le Ghana, le Kenya et l'Ouganda ont signé des accords ou manifesté un intérêt sérieux pour cette technologie avec des partenaires internationaux. Cette démarche marque un changement important dans la stratégie énergétique du continent, visant à ajouter une source d'énergie pilotable et bas carbone à leurs réseaux.
Ce développement a déclenché une nouvelle compétition géopolitique, les grandes puissances cherchant à étendre leur influence. La Russie, via sa société publique Rosatom, est un acteur majeur, ayant conclu des accords préliminaires avec plusieurs pays. Les États-Unis, à travers des initiatives comme le Project Phoenix, travaillent également avec le Kenya et le Ghana pour soutenir une transition du charbon vers les SMR. La Chine et la Corée du Sud sont également sur les rangs, faisant de l'Afrique un terrain d'essai clé pour cette technologie émergente.
Les partisans des SMR soulignent que leur taille réduite et leur construction modulaire pourraient mieux convenir aux réseaux africains et aux sites isolés que les grandes centrales nucléaires traditionnelles. Cependant, des défis majeurs persistent. Les coûts d'investissement initiaux élevés, la nécessité de cadres réglementaires solides et les longs délais de développement constituent des obstacles importants. De plus, les préoccupations concernant la prolifération nucléaire et la gestion des déchets accompagnent toujours les discussions sur l'adoption de cette technologie sur le continent.
L'avenir des SMR en Afrique reste incertain et dépendra du financement, du développement réglementaire et du succès des projets de démonstration ailleurs dans le monde. Le résultat façonnera non seulement l'avenir énergétique de l'Afrique, mais aussi l'équilibre mondial d'influence dans le secteur des technologies nucléaires.