Les élections en Afrique sont de plus en plus reportées ou annulées, suscitant des inquiétudes quant au recul démocratique. Un exemple notable est le Nigeria, où les élections générales de 2023 ont connu des retards importants, bien qu'elles aient finalement eu lieu. L'ancien président Olusegun Obasanjo, qui a tenté de prolonger son mandat en 2006 sans succès, a été un critique virulent de ces tendances.
Selon des rapports de l'Union africaine et de divers groupes de surveillance électorale, au moins une douzaine de pays africains ont reporté des élections depuis 2020, invoquant des raisons allant de préoccupations sécuritaires à des défis logistiques. Dans certains cas, les dirigeants en place ont utilisé ces retards pour consolider leur pouvoir.
Les experts avertissent que ce modèle sape la confiance du public dans les processus démocratiques. La situation varie selon les pays, certains organisant des élections dans les délais malgré les défis. Cependant, la tendance générale indique des difficultés croissantes à organiser des élections crédibles et en temps voulu sur le continent.