Selon Frank Mwiti, directeur général de la Bourse de Nairobi, le secteur bancaire africain a enregistré un rendement des capitaux propres (ROE) de 19% en 2024, soit près du double de la moyenne mondiale. Cette performance suggère que le potentiel de croissance du continent a été constamment sous-évalué par les investisseurs mondiaux.
Mwiti soutient que cette sous-évaluation découle de perceptions obsolètes du risque, malgré les améliorations en matière de gouvernance, d'infrastructure numérique et de stabilité macroéconomique dans de nombreuses économies africaines. Les rendements solides du secteur bancaire sont alimentés par une inclusion financière accrue, l'adoption de l'argent mobile et une classe moyenne en croissance.
Cependant, des défis subsistent, notamment la volatilité des devises, la fragmentation réglementaire et les lacunes en matière d'infrastructure. Mwiti appelle à des réformes continues pour attirer des capitaux à long terme et libérer tout le potentiel des marchés africains.