Les écosystèmes technologiques africains entrent dans une nouvelle phase de saut technologique, passant du mobile money à l'intelligence artificielle (IA). Selon un rapport de 2025 de la Société financière internationale (SFI), l'IA pourrait contribuer jusqu'à 1 500 milliards de dollars au PIB de l'Afrique d'ici 2030, portée par des secteurs comme l'agriculture, la finance et la santé.
Des startups à travers le continent déploient des solutions d'IA adaptées aux besoins locaux. Par exemple, la startup kenyane FarmDrive utilise l'IA pour évaluer la solvabilité des petits agriculteurs, tandis que des fintechs nigérianes comme Paystack (acquise par Stripe) intègrent l'IA pour la détection de fraude et des services personnalisés.
Les investissements dans les startups africaines d'IA ont atteint 1,2 milliard de dollars en 2025, soit une augmentation de 40 % par rapport à l'année précédente, selon Partech Africa. Cependant, des défis subsistent, notamment une infrastructure de données limitée, des coûts d'internet élevés et une pénurie de professionnels qualifiés en IA.
Les gouvernements et les pôles technologiques intensifient leurs efforts. En 2025, le Rwanda a lancé une politique nationale sur l'IA, et l'Université de Johannesburg en Afrique du Sud a introduit la première faculté d'IA dédiée en Afrique. Ces initiatives visent à former des talents locaux et à favoriser l'innovation.
Alors que l'Afrique continue de sauter des étapes, les experts soulignent la nécessité de politiques inclusives pour garantir que l'IA profite à tous, évitant une fracture numérique au sein du continent.