La guerre Russie-Ukraine, qui a débuté en février 2022, a perturbé les marchés mondiaux des matières premières et exposé les vulnérabilités des systèmes financiers africains. Selon la Banque africaine de développement, le conflit a entraîné une hausse de 45 % des prix alimentaires et une augmentation de 60 % des coûts énergétiques sur le continent à la mi-2022, provoquant des fuites de capitaux et une dépréciation des monnaies dans plusieurs économies.
Les marchés boursiers africains, comme ceux du Nigeria, du Kenya et de l'Afrique du Sud, ont connu une volatilité importante. L'indice All-Share de la Bourse nigériane a chuté de 19 % en 2022, tandis que la Bourse de Johannesburg a enregistré des sorties d'investisseurs étrangers de plus de 10 milliards de dollars cette année-là, selon la Fédération mondiale des bourses.
Pour atténuer ces risques, les experts recommandent aux nations africaines de diversifier leurs bases d'exportation, de renforcer les mécanismes de couverture des devises locales et de constituer des réserves de change. Le FMI a également exhorté les pays à adopter des régimes de change plus flexibles et à améliorer la transparence budgétaire pour attirer des investissements stables.
Les leçons de la crise incluent la nécessité d'une coopération régionale, comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), pour réduire la dépendance aux marchés extérieurs. En 2026, certains pays ont mis en place des systèmes d'alerte précoce pour les chocs de prix des matières premières et accru l'utilisation d'instruments dérivés.