Selon le dernier rapport sur le commerce de la Banque africaine de développement, les exportations africaines ont augmenté de 14% au premier trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025, malgré les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. Cette croissance a été portée par une forte demande de ressources énergétiques, notamment le gaz naturel liquéfié du Nigeria et de l'Algérie, et de produits agricoles comme le cacao et le café.
Le rapport souligne que le conflit au Moyen-Orient n'a pas perturbé de manière significative les routes commerciales africaines, car la plupart des exportations transitent par les océans Atlantique et Indien. Cependant, les coûts de transport ont augmenté de 8% en raison de primes d'assurance plus élevées et de routes plus longues pour certaines cargaisons.
Les pays d'Afrique de l'Est, notamment le Kenya et la Tanzanie, ont enregistré la plus forte croissance avec 22%, grâce aux exportations horticoles et textiles. Les pays d'Afrique du Nord ont connu une augmentation plus modeste de 6%, car les revenus du tourisme ont diminué mais les exportations d'énergie sont restées stables.
Les économistes avertissent que cette tendance positive pourrait ne pas être durable si le conflit s'étend, mais pour l'instant, les économies africaines bénéficient de marchés diversifiés et d'accords commerciaux améliorés avec l'Asie et l'Europe.