Selon un rapport 2025 de McKinsey & Company, le secteur bancaire africain a atteint un jalon historique avec des revenus d'environ 100 milliards de dollars. Cette croissance a été principalement tirée par la hausse des taux d'intérêt et l'augmentation des activités de prêt sur les marchés clés. Le rapport souligne que l'Afrique reste l'un des marchés bancaires à la croissance la plus rapide au monde, avec des revenus ayant augmenté à un taux annuel composé d'environ 13% depuis 2020.
Malgré cette croissance globale, le paysage de performance est très inégal. Un petit groupe de grandes banques panafricaines et d'institutions dans les grandes économies comme l'Afrique du Sud, l'Égypte, le Nigeria, le Maroc et le Kenya ont capturé une part disproportionnée des profits. Ces banques bénéficient d'économies d'échelle, d'investissements numériques et d'écosystèmes financiers plus développés.
Des défis majeurs persistent pour le secteur au sens large et la population. De nombreuses petites banques locales peinent avec une rentabilité plus faible. De plus, l'inclusion financière reste un enjeu critique, une part importante de la population du continent n'ayant toujours pas accès aux services bancaires formels. La croissance des revenus ne s'est pas encore traduite par un accès équitable aux services financiers pour tous les Africains.
Les analystes notent que pour capitaliser sur ces revenus record, les banques doivent accélérer leur transformation numérique et développer des modèles économiques plus inclusifs adaptés aux segments mal desservis. La trajectoire future dépendra de la capacité à naviguer la volatilité économique, les changements réglementaires et à combler la fracture numérique.