Les dirigeants africains ont renouvelé leur demande de longue date de sièges permanents au Conseil de sécurité des Nations unies, arguant que la structure actuelle ne reflète pas les réalités géopolitiques d'aujourd'hui. La position de l'Union africaine, connue sous le nom de Consensus d'Ezulwini, appelle à au moins deux sièges permanents avec droit de veto et cinq sièges non permanents pour l'Afrique.
Cette relance intervient dans le cadre de discussions plus larges sur la réforme du Conseil de sécurité, qui fait l'objet de débats depuis des décennies. Le Conseil compte actuellement cinq membres permanents—la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis—et dix membres non permanents élus pour des mandats de deux ans. L'Afrique dispose de trois sièges non permanents, mais d'aucune représentation permanente.
Ces dernières années, divers responsables de l'ONU et États membres ont exprimé leur soutien à une réforme du Conseil pour le rendre plus représentatif. Toutefois, toute réforme nécessite une modification de la Charte des Nations unies, qui doit être approuvée par les deux tiers de l'Assemblée générale et ratifiée par les deux tiers des États membres, y compris les cinq membres permanents. Ce seuil élevé a bloqué les progrès.
Les dirigeants africains continuent de plaider pour leur inclusion, soulignant que l'Afrique est un acteur clé de la paix et de la sécurité mondiales. Le débat devrait se poursuivre lors des prochaines sessions de l'Assemblée générale de l'ONU et d'autres forums internationaux.