À travers l'Afrique, le débat sur l'énergie nucléaire comme source d'électricité viable prend de l'ampleur. Des experts en énergie et des décideurs politiques plaident de plus en plus pour l'intégration du nucléaire dans la stratégie énergétique à long terme du continent, face aux pénuries chroniques d'électricité qui touchent des centaines de millions de personnes en Afrique subsaharienne.
L'Afrique est confrontée à un défi majeur en matière d'accès à l'énergie. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que des centaines de millions de personnes sur le continent n'ont toujours pas accès à une électricité fiable. Les partisans de l'énergie nucléaire soutiennent qu'elle offre une source d'énergie de base stable et à faible émission de carbone, pouvant compléter les énergies renouvelables comme le solaire et l'éolien.
Plusieurs pays africains ont exprimé leur intérêt pour le développement de programmes nucléaires. L'Afrique du Sud reste le seul pays du continent à exploiter actuellement une centrale nucléaire — l'installation de Koeberg, près du Cap — tandis que des nations comme l'Égypte, le Ghana, le Kenya et le Nigeria ont pris des mesures vers le développement de leurs propres programmes nucléaires, souvent en partenariat avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Les partisans de l'énergie nucléaire en Afrique soulignent son potentiel pour fournir une énergie fiable au développement industriel, réduire la dépendance aux combustibles fossiles et contribuer aux objectifs climatiques. Cependant, les critiques soulèvent des préoccupations concernant les coûts initiaux élevés des infrastructures nucléaires, le besoin de personnel technique qualifié, la gestion des déchets et les cadres réglementaires que de nombreux pays africains sont encore en train de développer.