Le prochain cycle d'expansion énergétique en Afrique est de plus en plus défini par le développement des infrastructures plutôt que par de nouvelles découvertes, alors que les gouvernements et les opérateurs se concentrent sur la conversion des réserves existantes en capacité d'exportation et en croissance industrielle. Selon les perspectives 2026 de la Chambre africaine de l'énergie, le continent détient plus de 125 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole et 620 billions de pieds cubes de gaz naturel, mais une grande partie reste non développée en raison du manque de pipelines, d'usines de liquéfaction et d'installations portuaires.
Les grands projets en cours incluent le pipeline pétrolier brut est-africain (EACOP) en Ouganda et en Tanzanie, le projet Mozambique LNG et les expansions dans les champs en eaux profondes du Nigeria. La Banque africaine de développement a rapporté en avril 2026 que les investissements dans les infrastructures du secteur énergétique ont atteint 45 milliards de dollars en 2025, en hausse de 12 % par rapport à l'année précédente, avec un accent sur la monétisation du gaz et les réseaux électriques transfrontaliers.
Cependant, des défis persistent, notamment les lacunes de financement, les obstacles réglementaires et les préoccupations sécuritaires dans certaines régions. L'Agence internationale de l'énergie note que l'Afrique représente toujours moins de 6 % des investissements énergétiques mondiaux, malgré des ressources importantes. Les experts du secteur soulignent que le succès dépendra de partenariats public-privé et de processus d'autorisation simplifiés.