À Casablanca et dans d'autres villes marocaines, la prolifération des climatiseurs et des paraboles sur les façades des bâtiments est devenue une préoccupation croissante pour les urbanistes et les défenseurs du patrimoine. L'installation non réglementée de ces appareils est de plus en plus considérée comme une nuisance esthétique, encombrant le paysage visuel des structures historiques et modernes.
Selon un rapport de 2023 du ministère marocain de l'Urbanisme, plus de 70 % des bâtiments du centre-ville de Casablanca comportent au moins un équipement extérieur non autorisé. Cette tendance ne se limite pas à Casablanca ; des problèmes similaires sont signalés à Marrakech et à Rabat, où l'architecture traditionnelle est obscurcie par des équipements utilitaires modernes.
Des architectes locaux et des défenseurs du patrimoine ont appelé à une application plus stricte des codes du bâtiment existants, qui exigent que ces équipements soient intégrés dans la conception des bâtiments ou placés sur les toits. Cependant, l'application a été incohérente, et de nombreux propriétaires et entreprises privilégient le coût et la commodité à l'esthétique.
La situation reflète un défi plus large consistant à équilibrer la modernisation avec le patrimoine culturel et architectural. Alors que le Maroc continue de s'urbaniser, le débat sur la manière de préserver l'intégrité visuelle de ses villes tout en répondant aux besoins modernes reste ouvert.