Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie, bénéficie d'un statut constitutionnel unique en tant que ville chartée administrée par le gouvernement fédéral. L'article 49 de la Constitution éthiopienne stipule qu'Addis-Abeba est la capitale du gouvernement fédéral et que son administration relève des autorités fédérales. Ce statut est conçu pour placer la ville au-dessus des politiques régionales, représentant l'unité de la nation.
Ces dernières années, ce statut a été une source de tensions politiques. La ville est géographiquement entourée par la région d'Oromia, et des différends politiques et administratifs de longue date persistent concernant sa gouvernance et les droits des résidents des zones environnantes. Ces tensions ont périodiquement donné lieu à des débats publics et à des manifestations.
Les analystes soulignent que le contrôle et l'administration de la capitale sont une question sensible dans le fédéralisme éthiopien, souvent liée à des débats plus larges sur la représentation ethnique, les droits fonciers et le pouvoir central face aux régions. Le rôle symbolique et administratif de la ville en fait un facteur critique pour la stabilité du pays.
Début 2026, le cadre juridique fondamental définissant le statut d'Addis-Abeba reste inchangé, bien que les discussions politiques sur le fédéralisme et la structure de l'État se poursuivent. Le rôle de la ville en tant que siège de l'Union africaine souligne par ailleurs son importance internationale au-delà de la politique intérieure.