Abdellatif Ouahbi, avocat devenu homme politique, est devenu une figure centrale et clivante du paysage politique et judiciaire marocain. En tant que ministre de la Justice depuis 2021, il a piloté d'importantes réformes, notamment la révision du Code de la famille (Moudawana) et du Code pénal, visant à moderniser le système juridique et à l'aligner sur les normes internationales.
La carrière d'Ouahbi a débuté dans le droit, où il s'est fait connaître comme avocat de la défense dans des affaires très médiatisées. Il est entré en politique avec le Parti authenticité et modernité (PAM) et a rapidement gravi les échelons, devenant son secrétaire général en 2023. Son double rôle de chef de parti et de ministre lui a valu à la fois des éloges pour son zèle réformateur et des critiques pour son style parfois abrasif.
Parmi les réalisations clés de son mandat figurent les amendements de 2024 au Code de la famille, qui ont élargi les droits des femmes en matière de mariage et de divorce, et les efforts en cours pour réformer le Code pénal afin de dépénaliser certains actes et de réduire la surpopulation carcérale. Cependant, ses propositions ont rencontré l'opposition de factions conservatrices et de groupes de défense des droits de l'homme, qui estiment que certaines mesures ne vont pas assez loin.
L'influence d'Ouahbi s'étend au-delà de la législation ; il a été un défenseur vocal de l'indépendance et de l'efficacité judiciaires. Ses critiques, cependant, soulignent ses manœuvres politiques et ses déclarations controversées occasionnelles comme des signes d'une approche clivante. En mai 2026, il reste un acteur clé de la scène politique marocaine, son héritage étant encore en cours de définition.