Le 18 juillet 1976, il y a exactement 50 ans aujourd'hui, l'un des casses bancaires les plus audacieux de l'histoire de France a eu lieu à la Société Générale de Nice. Ce braquage, surnommé le « casse du siècle », a été réalisé sans aucune arme, violence ni haine, reposant uniquement sur une planification méticuleuse et des subterfuges.
Les auteurs, menés par Albert Spaggiari, ont accédé au coffre de la banque en creusant un tunnel depuis les égouts de la ville pendant plusieurs week-ends. Ils ont passé deux jours à l'intérieur du coffre, perçant 400 coffres-forts et volant environ 10 millions de francs (environ 1,5 million d'euros à l'époque, soit environ 10 millions d'euros aujourd'hui ajusté de l'inflation). Le casse n'a été découvert que le lundi matin à l'ouverture de la banque.
Spaggiari, ancien parachutiste et photographe, est devenu un héros populaire en France pour son approche non-violente et la nature élaborée du crime. Il a été arrêté mais s'est célèbrement échappé du tribunal en sautant par une fenêtre lors de son procès en 1977, s'enfuyant à moto. Il a vécu caché jusqu'à sa mort en 1989.
L'affaire reste l'un des casses non résolus les plus célèbres de l'histoire criminelle française, célébré pour son ingéniosité et l'absence de violence. Personne n'a jamais été condamné pour ce crime, et la plupart des biens volés n'ont jamais été retrouvés.