Samedi 16 août 2026, les forces de sécurité marocaines ont intercepté un groupe de migrants irréguliers près de la ville de Fnideq, à proximité de l'enclave espagnole de Sebta. Selon les autorités locales, le groupe comprenait 248 ressortissants subsahariens et 46 Marocains, tous tentant d'atteindre l'enclave.
Cette opération intervient deux semaines après un afflux important de migrants à Sebta, qui avait mis à rude épreuve les ressources locales et incité à un renforcement des patrouilles. Le ministère marocain de l'Intérieur a déclaré que les personnes ont été conduites dans des centres de traitement pour identification et éventuel rapatriement.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont exprimé leur inquiétude quant au traitement des migrants, en particulier des mineurs. Des rapports en provenance de Sebta indiquent que les mineurs non accompagnés sont détenus dans des installations surpeuplées, avec un accès limité à l'aide juridique et à l'éducation. Le gouvernement espagnol a appelé à une réponse coordonnée de l'UE pour s'attaquer aux causes profondes de la migration.
Cette nouvelle interception met en évidence les défis persistants auxquels sont confrontés le Maroc et l'Espagne dans la gestion des flux migratoires à travers la Méditerranée. Les deux pays ont réaffirmé leur engagement à coopérer sur la sécurité des frontières et les droits des migrants.