La Coupe du monde 2026, la première à être co-organisée par trois nations—les États-Unis, le Canada et le Mexique—est en cours. Le tournoi, qui a débuté le 11 juin 2026, compte 48 équipes pour la première fois, passant de 32. Bien que l'événement mette en valeur le talent footballistique mondial, son héritage est déjà débattu, avec des préoccupations concernant la durabilité environnementale et les droits humains qui éclipsent le spectacle sportif.
Selon un rapport de 2024 de l'ONG suisse Public Eye, l'empreinte carbone du tournoi est estimée à 3,6 millions de tonnes équivalent CO2, principalement en raison des voyages aériens étendus à travers les trois nations hôtes. La FIFA s'est engagée à compenser les émissions par des crédits carbone, mais les critiques estiment que cela ne résout pas les causes profondes. De plus, l'utilisation de stades temporaires et d'infrastructures a soulevé des questions sur les avantages à long terme pour les communautés locales.
Des groupes de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont souligné des problèmes liés aux conditions de travail des travailleurs migrants dans la construction des stades et au déplacement de communautés à faible revenu dans les villes hôtes. Dans une déclaration de 2025, Amnesty a appelé la FIFA à garantir une meilleure protection du travail et une transparence accrue. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a défendu l'organisation du tournoi, déclarant que 'le football a le pouvoir d'unir et d'inspirer', mais les militants restent sceptiques.
Le format du tournoi a également suscité des critiques, certains estimant que l'expansion à 48 équipes dilue la qualité du jeu. Cependant, les premiers matchs ont vu des performances compétitives de petites nations, comme la victoire surprise du Maroc contre la France en phase de groupes. La finale est prévue pour le 19 juillet 2026 au MetLife Stadium dans le New Jersey.
Alors que la Coupe du monde se termine, son héritage historique sera probablement façonné par ces controverses. Que l'on se souvienne de ses innovations ou de ses lacunes dépend de la manière dont la FIFA et les nations hôtes aborderont les problèmes persistants de durabilité et d'équité.