À l'approche de la Coupe du monde de la FIFA 2026, les villes hôtes aux États-Unis, au Canada et au Mexique anticipent une activité économique significative. Un rapport de 2023 du Boston Consulting Group, commandé par la FIFA, a projeté que le tournoi générerait environ 11 milliards de dollars d'activité économique pour les pays hôtes. Ce chiffre inclut les dépenses directes des visiteurs et des organisateurs ainsi que les effets indirects.
Cependant, de nombreux économistes indépendants mettent en garde contre le fait que ces projections surestiment souvent les bénéfices nets. Les études sur les méga-événements passés, y compris les précédentes Coupes du monde et Jeux olympiques, montrent fréquemment que les retombées économiques à long terme promises ne se matérialisent pas comme prévu. Les coûts de sécurité, d'infrastructure et de modernisation des stades peuvent compenser une grande partie des revenus touristiques temporaires, laissant les contribuables locaux avec une dette potentielle à long terme.
Le tournoi de 2026, le premier à compter 48 équipes et 104 matchs, sera la Coupe du monde la plus géographiquement dispersée de l'histoire. Cette structure pourrait répartir les bénéfices économiques plus largement mais aussi diluer les impacts concentrés dans une seule région. Les débats clés portent sur la question de savoir si les investissements dans les stades et les transports offriront une valeur publique durable ou deviendront des "éléphants blancs" sous-utilisés après la fin de l'événement en juillet 2026.