Au XVIIIe siècle, un sultan marocain a franchi une étape historique en abolissant l'esclavage des Espagnols capturés. Le sultan Mohammed ben Abdallah, également connu sous le nom de Mohammed III, a signé un traité avec l'Espagne en 1767 qui interdisait l'asservissement des captifs espagnols au Maroc.
Cet accord faisait partie d'efforts diplomatiques plus larges entre le Maroc et l'Espagne. Le traité abordait également des questions de commerce et de navigation, marquant un changement significatif dans les relations entre les deux pays. L'abolition de l'esclavage pour les captifs espagnols était une disposition humanitaire clé.
Les historiens notent qu'il s'agit d'un exemple précoce d'accord bilatéral visant à mettre fin à l'esclavage, antérieur à de nombreux autres mouvements abolitionnistes. Le traité reflétait le désir du sultan de moderniser le Maroc et d'établir des relations pacifiques avec les puissances européennes.
Bien que le traité ait spécifiquement protégé les captifs espagnols, il n'a pas immédiatement mis fin à toutes les formes d'esclavage au Maroc. Cependant, il a établi un précédent pour les futurs engagements diplomatiques et les normes humanitaires.