La transition du Nigeria vers une énergie plus propre se déroule dans un contexte d'investissements étrangers importants, les entreprises chinoises jouant un rôle majeur dans le secteur énergétique du pays. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la Chine a été le plus grand financeur bilatéral d'infrastructures énergétiques en Afrique entre 2013 et 2021. Cependant, ces investissements ont été largement orientés vers les combustibles fossiles, en particulier les centrales électriques au gaz.
Les projets clés incluent la centrale à gaz Geregu II de 1 350 MW, construite par Sinohydro et financée par la Banque d'import-export de Chine. Bien que le Nigeria dispose d'un vaste potentiel renouvelable, notamment solaire, les investissements chinois dans ce domaine restent limités. La centrale hydroélectrique de Zungeru, un projet de 700 MW construit par Sinohydro, est une exception notable, représentant un actif majeur d'énergie propre.
Les analystes notent que l'engagement chinois s'aligne sur le Plan de transition énergétique du Nigeria, qui vise la neutralité carbone d'ici 2060 mais repose encore sur le gaz naturel comme 'énergie de transition'. Les priorités stratégiques des firmes chinoises semblent être de sécuriser des projets énergétiques garantissant des retours sur investissement, souvent via des contrats soutenus par le gouvernement, plutôt que de mener un virage vers l'éolien ou le solaire à grande échelle.
Le contexte plus large implique une concurrence géopolitique, les nations occidentales cherchant également à financer la transition énergétique du Nigeria. Le succès des objectifs du Nigeria dépendra de sa capacité à diversifier ses partenaires d'investissement et ses sources technologiques pour construire un mix énergétique plus équilibré et durable.