Goldman Sachs a révisé à la hausse ses prévisions de prix du pétrole pour 2026, invoquant la tension persistante du marché. La banque d'investissement anticipe désormais que le Brent, la référence internationale, atteindra en moyenne 86 dollars le baril d'ici fin 2026, un chiffre supérieur à son estimation précédente.
Ce réajustement s'explique par plusieurs facteurs, notamment des perturbations durables de l'offre dans des régions productrices clés et une demande mondiale plus robuste que prévu, en particulier dans les marchés émergents. Les analystes ont souligné que les tensions géopolitiques et les défis opérationnels ont limité la production.
« L'équilibre entre l'offre et la demande reste favorable », ont indiqué les analystes de Goldman Sachs dans leur note de recherche. Ils ont insisté sur le fait que le niveau actuel de capacité de production excédentaire est faible selon les normes historiques, rendant le marché vulnérable à de nouveaux chocs.
Bien que la prévision ait été relevée, la banque reconnaît des risques potentiels, comme le rythme de la transition énergétique mondiale et les tendances de la croissance économique. Cette nouvelle projection laisse entrevoir une période prolongée de prix élevés par rapport aux moyennes d'avant 2020.