Des chercheurs alertent sur l'utilisation d'influenceurs "deepfake" générés par intelligence artificielle pour commercialiser des compléments alimentaires en ligne, ce qui pose de nouveaux défis pour la protection des consommateurs. Une étude publiée en février 2026 dans le British Journal of Psychology a souligné comment ces personnages numériques de plus en plus réalistes peuvent exploiter la confiance des spectateurs et brouiller la frontière entre recommandation authentique et marketing.
La recherche met en lumière une tendance croissante où des personnalités entièrement synthétiques, ou des personnes réelles dont l'image a été utilisée sans consentement, sont employées pour promouvoir des produits de santé et de bien-être. Ces influenceurs IA manquent souvent des mentions obligatoires pour la publicité traditionnelle, rendant difficile pour le public d'identifier le contenu promotionnel.
Les experts cités dans l'étude s'inquiètent du pouvoir de persuasion de ces avatars numériques, combiné à des affirmations concernant des compléments peu réglementés, ce qui pourrait causer des préjudices aux consommateurs. Ce phénomène soulève d'importantes questions sur l'éthique publicitaire, la responsabilité des plateformes et la nécessité de cadres réglementaires actualisés à l'ère numérique.