La présence physique de l'auteur prix Nobel J.M. Coetzee a depuis longtemps quitté le Cap, mais la relation complexe de la ville avec son œuvre demeure une caractéristique déterminante de son paysage littéraire. Coetzee, qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2003, a quitté l'Afrique du Sud pour l'Australie en 2002 et est devenu citoyen australien en 2006. Ses romans, dont « Disgrâce » et « En attendant les barbares », sont profondément marqués par le contexte sud-africain, explorant souvent les thèmes de l'apartheid, du colonialisme et de l'ambiguïté morale.
Aujourd'hui, le Cap reste un centre dynamique pour les écrivains qui interrogent le passé et le présent de la nation, une tradition que Coetzee a contribué à ancrer. Les visites littéraires indiquent souvent des lieux évoquant ses décrits, bien que l'auteur lui-même mène une vie privée caractéristique à l'étranger. Son départ a coïncidé avec une période de transition sociale et politique majeure en Afrique du Sud, faisant de ses critiques précoces du pouvoir et de la complicité des points de référence durables pour le discours contemporain.
Les universités et institutions culturelles de la ville s'engagent fréquemment avec l'héritage de Coetzee, analysant sa représentation sans concession d'une société en crise. S'il n'y réside plus, le Cap est indissociablement lié à son imagination littéraire, servant à la fois de lieu réel et d'espace métaphorique pour les conflits éthiques centraux dans son œuvre nobélisée. La conversation sur le lieu, l'identité et la paternité littéraire qu'il a initiée se poursuit avec les nouvelles générations d'écrivains sud-africains.